Festival Nsa’a 2026 : Racines vivantes, unité retrouvée

avril 5, 2026 0 26

Au cœur de Douala, tambours ancestraux et couleurs lumineuses ont donné vie à la 3ᵉ édition du Festival Nsa’a. Placée sous le thème « Tous issus du germain : même racine, même peuple, même vision, même objectif », cette rencontre a transformé la ville en un véritable sanctuaire de mémoire collective, de transmission intergénérationnelle et de fière réaffirmation identitaire.

Coordonnée par Monsieur Valentin Epoupa Bossambo, Président du Comité d’Organisation, l’événement s’est déployé sur plusieurs sites emblématiques d’un canton qui couvre deux arrondissements et regroupe 23 villages. Dès la chefferie supérieure du Canton Bassa du Wouri, à Douala V, l’ouverture a donné le ton : défilé des villages, invocations aux ancêtres et prestations captivantes des danses traditionnelles notamment Essewe y Nsa’a, Ambassy-bé et makunè. Ces rythmes ancestraux ont fait vibrer l’air, tandis que des délégations venues de diverses régions du Cameroun dont la communauté Mbororo, le Centre, le Sud, l’Est et l’Ouest ont rejoint la fête, incarnant avec éclat le vivre-ensemble.

Richard Mfeungwang, maire de Douala 5e, a salué cette mobilisation : « Douala V est une terre d’accueil et d’hospitalité. La culture reste un puissant levier de cohésion sociale et de développement économique. »

Les journées ont alterné entre fraternité sportive ; la finale du championnat inter-villages au stade Marion de la Cité SIC et le dynamisme économique de la foire artisanale à Logbaba , prouvant que tradition et prospérité peuvent marcher main dans la main.

Massoumbou : une classe verte au cœur du patrimoine

 La descente au Jardin Botanique de Massoumbou a offert une immersion inoubliable. Dans ce cadre verdoyant, les participants ont exploré les vertus thérapeutiques des plantes locales à travers démonstrations, échanges et dégustations. Chants, prestations artistiques et conversations conviviales ont transformé ce lieu en une authentique salle de classe à ciel ouvert, où savoirs ancestraux et liens communautaires se sont naturellement renforcés.

Le sacre des reines et les gestes de reconnaissance

Le Moment d’émotion pure,a été le couronnement qui a mis à l’honneur deux figures d’exception : la reine veuve Moussongo âgée de 90 ans, gardienne de la sagesse villageoise, et la reine mère Rose Madeleine Mbodi Épée, forte de près de 45 ans de mariage et d’engagement. Ces distinctions ont rappelé le rôle central des femmes dans la préservation culturelle. Dorénavant, ces reines seront chargées de communiquer avec le peuple, d’écouter ses préoccupations et de servir de pont entre générations et autorités traditionnelles.

Dans un esprit de gratitude, les princes et princesses Mbodi ont remis un don de deux millions de francs CFA aux clergés, en signe de reconnaissance pour les bienfaits accordés à leur communauté.

La cérémonie a également distingué des bâtisseurs du canton, dont le Dr Mbassa Ndinè et le maire Richard Mfeungwang, élevé au rang de Notable d’Honneur.

crédit photo: Canton Bassa

Un appel à l’unité

Sa Majesté Gaston Mbodi Épée, Chef Supérieur du Canton Bassa du Wouri, a livré un message fort :

« Les querelles, la haine, la jalousie et les disputes ne peuvent pas construire un peuple. Nous devons nous unir. »

En ouvrant les portes au Cameroun tout entier et à la diaspora, le souverain a positionné le Festival Nsa’a comme un rendez-vous résolument tourné vers l’avenir. L’événement s’est achevé sous une pluie ardente , bénédiction symbolique des ancêtres qui a scellé dans l’eau et la terre cette promesse d’unité et de continuité.

La prochaine édition est déjà annoncée pour 2028.

Francine Alibaka

 

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