Princesse Issie : du rêve de Miss à l’accomplissement de soi

mars 24, 2026 0 10


Première Camerounaise à briller dans le Top 20 de Miss Univers, Princesse Issie n’a cessé de redéfinir les contours de l’excellence. Entre le lancement de PI Academy, ses engagements humanitaires et sa préparation pour Miss Monde 2025, elle transforme sa couronne en symbole d’inspiration et de transmission. Elle nous partage son parcours de jeune reinede beauté et entreprenure entre audace et vision.

1 – Bonjour Princesse ! Bienvenue sur Iyanka ! Vous êtes rentrée dans l’histoire en devenant la toute-première candidate camerounaise à atteindre le Top 15 du concours Miss Univers. C’était en novembre 2023 à El Salvador. Un an plus tard, on en parle encore…
Bonjour Iyanka ! C’est un plaisir d’être là ! Effectivement on en parle encore. C’est avec le temps que j’ai pu me rendre compte de ce que j’ai realisé avec mon équipe. Sans l’aide des personnes qui m’ont accompagnée durant cette belle aventure, je n’aurais jamais pu accéder à ce Top 20 de Miss Univers. Sans oublier le Bon Dieu qui m’a accompagnée. Ce n’était pas très évident. Il y’avait tellement de compétition et à chaque étape je me demandais si j’allais y arriver ou quel miracle allait se produire pour que mon nom soit appelé au soir de la finale. Malgré tout, je restais très consciente et je faisais le maximum d’efforts de m’amuser et de garder de beaux souvenirs de cette magnifique expérience.

2 – Princesse Issie, Miss Cameroun 2023 vs Princesse Issie en 2024 . Qu’est-ce qui a changé en deux ans ?
Beaucoup de choses ont changé sauf ma personnalité. Je pense que c’est l’une des choses que les gens apprécient chez moi. Je suis restée la personne que je suis. En revanche, ce qui pourrait avoir changé, ce sont les responsabilités qui se sont rajoutées notamment la mise sur pied de PI Academy. Il y’a également ma prise de poids. J’ai pris quelques kilos que les gens ont bien remarqué. (Rires). J’essaie malgré tout d’être concentrée sur moi, mes objectifs, ma carrière.

3 – Vous êtes aujourd’hui bien plus qu’une miss, vous incarnez une figure d’inspiration et de transmission. Comment vivez-vous cette responsabilité ?
C’est une lourde responsabilité. Beaucoup de personnes ne l’imaginent pas. Être une figure d’inspiration et de transmission signifie beaucoup. Tu es ce modèle que les jeunes regardent, des femmes, des hommes, des parents aussi qui, eux, te voient comme un exemple pour leurs enfants. À partir de ce moment, chaque fait et geste est scruté. Tout ce que tu fais est commenté, tantôt apprécié tantôt critiqué. Dans ce genre de situation, je dis aux autres et à moi-même de rester tel quel. Je garde ce non côté et je change les mauvais car je suis appelée à inspirer d’autres personnes. Ça fait plaisir de rencontrer des gens chaque jour ou même sur les réseaux sociaux qui témoignent comment ils ont pu améliorer un aspect de leur grâce à ce que j’ai fait. Ça me pousse à m’améliorer chaque jour et à proposer du nouveau à ceux qui me suivent.

4 – Parlant de transmission, en octobre 2024 vous lancez un centre de formation des reines de beauté : PI Academy. Quels en sont les objectifs principaux ?
PI Academy en a tellement. Je me suis toujours dit que si je devais faire quelque chose, ce serait par passion. Ma mode et la beauté sont mes grandes passions. Quand je me preparais pour Miss Univers, je me suis fait formée par des personnes d’ailleurs et je me suis rendue compte que sous d’autres cieux, être reine de beauté c’est toute une formation qui debute dès le bas âge. C’est un vrai processus d’apprentissage. On n’a pas cela au Cameroun. Certes on a des agences mais pas toujours des académies de formation où on propose plusieurs modules: le catwalk, l’art oratoire, le développement personnel. Nous avons trois branches notamment les concours de beauté, le sport et la formation professionnelle. Pour ce dernier aspect, nous formons dans le métiers de la mode et du lifestyle, entre autres make-up artists, designers, photographes, mannequins, hôtesses événementielles.

Il n’est plus question d’être simplement d’être autodidacte mais de bénéficier d’une formation professionnelle reconnue par l’État du Cameroun. D’ailleurs, nous avons l’accompagnement du Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle. Notre principal objectif est de permettre aux personnes de faire sortir la meilleure version d’elles-mêmes. Le slogan de PI Academy est « The art of becoming a Queen ». PI Academy c’est pour les femmes en général. Je suis dans la logique du women empowerment dans plusieurs métiers. Chez PI, une femme d’affaires peut venir apprendre à marcher en talons, se tenir, prendre la parole en public et être une reine dans son secteur d’activités.

5 – En quoi cette initiative contribue t-elle à former des jeunes au-delà du simple concours de beauté ?
Grâce à la formation que j’ai reçue dans les académies étrangères , j’ai une expression corporelle et orale plus fluide. J’ai plus confiance en moi. Actuellement, je développe certaines stratégies dans le management de projets sociaux, ce qui m’aide beaucoup dans les affaires. L’idée c’est de certes permettre aux élèves de l’Académie de préparer les concours de beauté mais également de travailler sa personnalité pour la suite.

6 – Lors de votre sacre à Miss Cameroun, vous vous êtes engagée à lutter contre le cancer du sein et vous avez lancé la Cameroon Women’s Action, votre organisation qui vise l’éducation à la cancérologie du sein. Pensez-vous que la sensibilisation est suffisante pour éradiquer le mal ?
La sensibilisation ne suffit pas pour éradiquer le mal. Il est important de sensibiliser, d’éduquer la population sur les moyens de prévention du cancer du sein. On a plusieurs autres problèmes. Des problèmes logistiques, du manque de machines pour les chimiothérapies. Das mon association, nous avons perdu deux personnes qui avaient de l’argent mais faute de machine, elles n’ont pu se faire soigner. Ce manque faut en sorte qu’on ne peut pas avancer dans le traitement, encore moins dans la recherche. C’est assez compliqué. J’invite les autorités compétentes à mettre davantage l’accent sur ce problème. Cela nous aiderait à mieux déployer nos activités.

7 – Certainement l’une des causes que vous défendres très prochainement à Miss Monde 2025 . Quels aspects de ce concours vous motivent particulièrement ?
L’aspect du concours qui me motive le plus c’est le Beauty With A Purpose où on emmène la jeune fille à comprendre qu’il ne faut pas uniquement être belle mais être avec un but. Il s’agit de ton projet social qui permet d’aider les gens, donner du sourire et améliorer une certaine situation dans ton pays ou dans le monde. Personnellement, ça me parle beaucoup. Il y’a ce verset de la bible qui dit qu’il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. Je le ressens à chaque fois que je pose cette action. Avec mon équipe on est vraiment en train de travailler pour peaufiner ce projet pour que lors de la présentation, le jury soit convaincu.

8 – La 72e élection se tient en début d’année 2025. Et Princesse Issie est la représentante du Cameroun. Comment vous préparez-vous pour cet autre challenge international ?
C’est toujours à la fois une grosse excitation, de doutes, de craintes, de questions ! On se demande bien comment ça va se passer. Malgré tout je reste confiante et en prières. C’est Dieu qui me donne la force de faire tout ce que j’arrive à faire ce que je fais et avoir cette confiance en moi. J’espère qu’il bénira tous nos efforts . Aujourd’hui toutes ls équipes sont mobilisées et travaillent. Je continue de me former dans tous les domaines afin d’être au top durant la compétition. Je suis consciente qu’il y’a beaucoup de camerounais qui comptent sur moi. Je vais travailler jour et nuit, corps et âme et que la volonté de Dieu soit faite.

9 – Quelles sont vos ambitions après Miss Monde ? Comment entendez-vous perpétuer la transmission ?
Il y’en a tellement. (Rires) Principalement, me concentrer sur moi, les personnes que j’aime et la gestion de PI Academy. Le reste viendra. La transmission, j’y pense tous les jours. Est-ce qu’après ces concours de beauté je vais continuer à le faire ? Oui ! La véritable question est de savoir comment perpétuer cela sans que mes mouvements, mes actions n’empiètent sur la gestion de l’Académie. J’y pense chaque jour pour ne pas décevoir ceux qui me font confiance.

10 – Quelles valeurs souhaiteriez-vous laisser à la postérité ?
Depuis toute petite, j’ai eu la chance d’avoir des parents qui m’ont inculquée des valeurs telles que le contentement, la gratitude et la maîtrise de soi. Et ces valeurs m’ont accompagnée au fur et à mesure que je grandissais bien qu’il y avait parfois de la rébellion quand on veut déjà sa liberté. Mais c’était extrêmement important et je suis infiniment reconnaissante envers mes parents parce que ces valeurs m’ont empêchée de faire beaucoup de choses, de prendre beaucoup de décisions qui peut-être aujourd’hui devaient m’emmener sur un autre chemin. Je pense que tout le monde devrait avoir ces valeurs et même plus.

11 – Un message pour les jeunes filles qui aimeraient marcher sur vos pas ?
En tant que jeune fille, il faut croire en toi. Dis-toi que le Seigneur, Dieu, Jéhovah est le seul qui a une décision à prendre sur ta vie et personne d’autre. Tu seras tentée, menacée et tu vas te dire que tu ‘n’as pas le choix ou que tu ne peux accomplir parce qu’il te manque des choses. Non. Reste fidèle à tes principes ! La femme est fragile et très exposée à certaines tentations. Et en tant que jeune fille, en grandissant, si tu n’en as pas, il faut t’asseoir et réfléchir. Qu’est-ce que j’aime ? Qu’est-ce que je n’aime pas ? Voici mes principes et pour rien au monde, je ne vais les bafouer. Quand tu vis avec ces principes-là et que tu continues comme ça, les gens te trouveront bizarre. On va se dire : « C’est une hypocrite, elle fait sa prude ». Il n’y a pas de problème. Toi seule, sais ce que tu veux et où tu vas. Il faut toujours rester focus sur l’objectif parce qu’il y aura des tremblements de terre. Les maisons vont couler. Beaucoup de choses vont se passer autour de toi. Mais reste concentrée. Ne jamais faire attention à ce qu’on dit de mal sur soi. Il n’y a pas le temps pour pleurer. Ça passe tellement vite. Chaque jour, chaque semaine, fixe-toi des objectifs à atteindre, que ce soit professionnel, personnel ou académique. Trouve un moyen de te développer, d’être la meilleure version de toi-même. Je ne cesserai jamais de le dire car j’ai vu la personne que je suis devenue. Je me suis fixée des objectifs. Je suis restée fidèle à mes principes. Reste fidèle à toi-même. Crois en toi. Dis-toi que tu es la meilleure dans tout ce que tu fais. Surtout fais preuve d’humilité et assure-toi d’etre quelqu’un d’exemplaire.

12 – Merci Princesse ! Heureuse année à vous !
Merci infiniment Iyanka ! Mes vœux les meilleurs pour cette nouvelle année.

Extrait de IYANKA Magazine N°2 – Samuel Bayeka

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